La fin de l’Internet

L’internet en tant que nouvel usage a vu le jour en 1993 avec l’invention du navigateur par Marc Andreessen. Dans les années qui ont suivi est apparu un nouveau monde, où on pouvait acheter depuis son petit cocon domestique des produits introuvables dans les magasins du coin, discuter avec des Gens Extraordinaires à l’autre bout du monde, accéder à La Connaissance sans débourser un centime grâce à la passion d’une poignée d’idealistes qui gravait leur savoir dans l’HTML, et enfin se constituer une discothèque gratuite sans l’ombre d’un remords en piratant à tout va et en se proclamant héros d’un nouvel ordre marchand.

15 ans après, le monde a changé.
Plus d’un milliard d’internautes et trois milliards de mobiles ont fait que l’Internet est tellement présent dans nos vies qu’il n’existe plus en tant que tel.
Son rayon d’action s’est rétréci, on l’utilise pour gérer son ecosystème local, à 20 km au plus. Son caractère mystérieux a disparu, on l’accède partout depuis son mobile, vite fait bien fait. Toute marque digne de ce nom travaille sérieusement à son plan média online (et certains commencent même à savoir de quoi ils parlent).
Internet est étroitement imbriqué au monde réel, le duplique même puisque les journaux y hébergent leur copie, les invitations s’y répercutent, les ERP y sont connectés, les réseaux sociaux s’y affichent
Certains politiciens essaient encore de créer des lois spécifiques mais chacun sait qu’ils sont en retard d’une guerre.
L’Internet est devenu aussi banal que le téléphone et la masse a remplacé l’atmosphère libertaire et créative par un utilitarisme efficace.
Internet n’a pas été récupéré, il s’est juste fondu dans la vie de chacun, et tel un aïeul qui n’a pas démérité, on lui laisse encore la vanité d’une majuscule

Écrit sur mon mobile.

Démocratie: le grand paradoxe

On ne peut pas ouvrir un oeil sans qu’on nous montre la beauté de la jeunesse, des mannequins adolescentes, des actrices qui pourraient être encore en fac, des chanteurs qui passent le bac.

L’éternelle jeunesse est le modèle de chacun

Mais en réalité, les jeunes n’ont aucun poids démocratique; ils ne décident de rien, sauf peut-être de repousser toute réforme de l’Université.

50% des électeurs ont plus de 50 ans. les choix politiques et les stratégies gagnantes sont celles qui favorisent les personnes âgées (N. Sarkozy a été élu grâce à son score de 65% sur les plus de 60 ans)

D’où une proposition originale: celle de la démocratie complexe où les parent bénéficieraient d’un droit de vote proportionnel à leur nombre d’enfants. Après tout , le rôle des politiques n’est-il pas de préparer l’avenir ? Et pourquoi ne pas donner du poids aux principaux concernés ?

Il y a néanmoins assez peu de chances que les sénateurs la laissent s’inscrire un jour dans la constitution

hado tant pis

Drôle de pays.

Il n’est pas courant qu’un gouvernement soit censuré pour atteinte à la liberté d’expression et à la présomption d’innocence, de plus dans la même loi, de plus sur une loi rejetée par le parlement national et par le parlement européen. Qu’en plus cette même loi ait été jugée inapplicable de l’avis de tous. Qu’en plus cette loi réprime le comportement de millions de citoyens

Et néanmoins, on a vu de bonnes âmes se battre pour la défendre, au nom des valeurs morales.

Comment peut on en arriver là ?

Soit l’hypocrisie est devenue la norme, soit la bêtise étend son empire, ou est-ce l’indifférence ?

Des élections rassurantes pour la France

Quoique puissent en dire le PS et le Modem, grands perdants de ces élections, ces élections sont rassurantes.

Alors que le monde vit sa plus grande crise économique depuis 80 ans, que le chômage augmente tristement et inexorablement, que les rues sont pleines de manifestants qui défendent un pouvoir d’achat en berne, alors que le pire est encore devant nous, que l’extrême droite aux Pays-Bas réalise le deuxième meilleur score, on ne semble pas prêts, au moins en France, à rejouer le déclin de la République de Weimar.

Les listes extrêmistes font des scores en retrait: Le FN perd plus de la moitié de ses députés, la liste “antisioniste” de Dieudonné n’a pas surfé sur la récente unanimité contre Israël à la suite de la guerre de Gaza. Les partis “médiatiques” de contestation à gauche, NPA, et à droite (de Villiers) restent incapables d’obtenir des députés.

Jusqu’à l’analyse de l’echec du Modem et du PS, à qui on reproche de s’être battus sur un discours hors-sujet, l’antisarkozysme, qui conforte une rationalité éclairée des électeurs, qui souhaiteraient qu’on s’occupe des problèmes importants, l’économie et l’écologie, où objectivement l’europe était le bon niveau d’intervention, et les tergiversations inadmissibles.

Le gouvernement français en sort renforcé, comme tous les partis de droite en Europe, en application d’un bon principe qui veut que dans les temps troublés, on est plutôt conservateur. La thématique sécuritaire de ses derniers jours y a peut-être aidé, et en tout cas les résultats confirment l’habileté politique de Nicolas Sarkozy.

Et du côté des grands gagnants, Europe Ecologie, tout un programme, un discours contre la corruption (Eva Joly), pour l’écologie, avec un zeste de populisme moralisateur (José Bové), et un leader Cohn-Bendit qui a délaissé ses appels révolutionnaires pour participer à la vie de la cité avec succès depuis 40 ans, dans le cadre de l’économie de marché.

Non décidément, une élection bien raisonnable.

En espérant que l’abstention, historique à 60%, ne cache pas des rancoeurs désabusées annonciatrices de lendemains qui déchantent.

Des Français raisonnables, on risque d’en avoir besoin, quand on voit le futur que nous prédit jacques attali

Licence globale

La loi Hadopi fédère contre elle l’ensemble des anti-sarkozystes, les défenseurs des libertés individuelles, les puristes du droit, les anarchistes, les jeunes sans le sou… ça fait beaucoup

On devrait aussi y rajouter des économistes.

Car bien sûr il faut trouver un nouveau modèle économique pour les biens numériques, d’une part parce que l’ancien se fissure de toute part (division par deux du CA de l’édition musicale française en 6 ans, malgré la multiplication de usages), d’autre part parce que la culture se nourrit de la diffusion des oeuvres, et que donc tout système qui incite à la diffusion large tout en rémunérant les artistes est plus efficace qu’un système où l’on paye des intermédiaires techniques pour empêcher cette diffusion

Le terme de licence est certainement mal trouvé, puisqu’on met l’accent sur le droit d’utilisation plus que sur la rémunération, sans parler du double sens de licence, qui laisse à penser que le système n’est pas très moral !

Par analogie avec ce qui existe dans notre beau pays, on pourrait parler de taxe sur la culture ajoutée, contribution culturelle généralisée, assurance culturelle, culture sociale, cotisation culture, redevance culturelle…

En réalité, il y a énormément de biens que l’on consomme sans en payer directement le prix: soins de santé, prestations d’assurances diverses, infrastructure routière, admistration, enlèvement des déchets, justice, police, éducation primaire et secondaire, télévisions et radios publiques; D’autres dont la consommation est obligatoire ou quasi: assurances voiture, risque habitation, assurance des enfants, part fixe des abonnements eau, gaz, electricité, téléphone; et d’autres où le marché impose le forfait à taux fixe: internet, ski, clubs divers à cotisations annuelle, ….

Sans parler des taxes diverses qui subventionnent l’industrie culturelle (taxes sur les supports vierges, contribution des chaines payantes à la production cinématographique française, et j’en oublie certainement)

On ne voit donc pas très bien où serait le problème moral à trouver un système obligatoire, à l’assiette bien définie, qui contribuerait à financer l’industrie musicale, et peut -être aussi cinématographique

Si l’on ne parle que de la musique, taxer chaque abonné d’internet de 3€ par mois devrait à peu près couvrir l’ensemble des reversement des droits du marché des CDs: pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

La réalité, c’est que c’est les intervenants de la chaine industrielle (pressage CD, logistique, distribution) ainsi que les profits des éditeurs sur les gros tubes qui seraient entamés. Avec un gros risque de dilution des revenus vers des artistes moins connus (un appauvrissement de la valeur du portefeuille en quelque sorte)

Est-ce vraiment sauver les artistes que de les défendre ?

Vote de la loi Hadopi en cours

La loi Hadopi résulte d’une double erreur d’analyse et d’un mauvais calcul politique.

- croire que la baisse des revenus de l’industrie est principalement liée au piratage, alors qu’elle est avant tout un retour à un ordre économique rationnel: les consommateurs ne veulent plus payer 20 € pour un album CD, quand seuls quelques morceaux dont la valeur perçue est de quelques euros les intéressent, qu’ils écouteront une à deux fois en moyenne. (1,2 selon les études) - croire que des tendances lourdes de modification des usages (l’écoute de morceaux en streaming sur ordinateur, radio ou lecteur mp3) puissent s’inverser par le simple pouvoir d’une loi techniquement inapplicable - un mauvais calcul politique qui a laissé croire qu’en dénonçant le piratage (par opposition à la mériteuse accession à la propriété) et toute socialisation de la dépense culturelle (par opposition à la rétribution de la meilleure performance commerciale), on se rachèterait une cohérence idéologique de nature à satisfaire un électorat conservateur que l’on souhaitait rassurer.
Que le calcul soit mauvais n’est peut-être pas encore apparu à tout le monde, mais cela finira par exploser quand Hadopi sera retoquée ou se révèlera inapplicable
Le vrai problème, pour poser des propositions, c’est bien de partir du diagnostic: on ne pourra revenir au même niveau de revenu au niveau de l’industrie qu’en en donnant plus au consommateur, et donc en faisant exploser un modèle à l’acte tout en créant de nouveaux services.
D’un côté faire en sorte que plus de gens consomment davantage, de l’autre orienter les plus disposés à payer vers des services à valeur ajoutée. Le temps où l’on payait 10 € pour une heure de musique est révolu définitivement
Concrètement, cela se traduit par la licence globale pour tout le monde, en s’appuyant sur cette chance énorme que représente l’appétit d’exploration des internautes, et des concerts payants pour les plus avides de musique.
A ce sujet, il y a probablement beaucoup à faire pour rendre l’expérience d’un concert de rock plus agréable que ce qu’elle est aujourd’hui: payer 20 à 50 € pour rester debout pendant deux heures derrière un grand échalas qui vous cache la scène, après avoir attendu une heure en défendant sa place…

La loi Caropi

Une nouvelle loi est en cours d’écriture, la loi Caropi.

- Si vous dépassez la vitesse limite sur l’autoroute, les gens que vous aurez doublés préviendront l’employé au péage qui vous distribuera un reçu de péage avec un mauvais point. Il y a marqué dessus que vous devriez acheter un GPS limiteur de vitesse enregistrant tous vos déplacements, et aussi descendre de voiture et faire 3 fois le tour en disant “je suis un méchant garçon”. Vous pourrez contacter l’Amicale des Gens Doublés pour savoir où vous avez fait un excès de vitesse.

- Si vous la dépassez une deuxième fois dans les 6 mois, le chef de famille habitant à l’adresse correspondant à la carte grise du véhicule recevra une lettre recommandée avec un deuxième mauvais point et lui disant de faire 3 fois le tour de la maison en criant “je suis vraiment un mauvais garçon”. Vous ne pourrez pas contester

- Si des gens doublés se replaignent dans l’année qui suit d’avoir vu votre voiture dépasser la vitesse limite, l’AGD viendra vous piquer la voiture pendant deux mois à un an. Sauf si vous faites 6 fois le tour de la maison, en hurlant “je suis un très mauvais garçon et je recommencerais pas” auquel cas, ça ne durera que de un à trois mois. Mais vous pourrez conserver l’autoradio et le téléphone main libre. Et vous ne serez pas obligé de payer le péage que vous ne prendrez plus. Vous n’aurez pas le droit de racheter ou louer une voiture pendant la période (mais votre femme si, que vous pourrez utiliser). vous pourrez vous plaindre auprès d’un vrai juge, mais on sait pas encore comment. Et bon courage pour prouver que vous n’avez jamais dépassé la vitesse limite

Capitalisme et fonds propres bancaires

En réponse à l’article de Peyrelevade sur le besoin d’augmenter le ratio des fonds propres des banques:

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Money

Il me semble que vous évacuez un peu vite la remarque de Daniel Duparc. (qui dans les commentaires se pose la question si c’est bien les fonds propres le problème)

D’un côté, peut-être faut-il augmenter le ratio des fonds propres des banques car les crises induites seraient trop dommageables. (l’argument de “l’exception bancaire” me semble cependant faible, car j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de faillites d’entreprises, pourtant mieux capitalisées, que de faillites bancaires; et que donc il y aurait bien une exception bancaire en ce sens qu’elles seraient plus sures, ce qui justifie un ratio de fonds propres plus faibles à risque égal)
En d’autres mots, c’est les conséquences qui doivent définir le risque, pas la probabilité de défaut

De l’autre côté, étant plongé moi aussi dans la lecture de the Black Swann, il ne me semble pas qu’une modification modeste des conditions initiales aurait empéché la catastrophe; un augmentation du ratio des capitaux propres, même en le multipliant par 2 aurait-il empêché la crise financière ?

Je ne suis pas expert, mais regardons l’enchaînement des causes:

- crise immobilière liée à un phénomène de bulle intrinsèque à ce marché
- crise des subprimes liée à la crise immobilière et au défaut d’emprunteurs non solvables
- crise bancaire liée à la diffusion des emprunts subprimes dans l’économie à travers le mécanisme des Credit Default Swaps, et donc à la propagation du défaut sur les subprimes
- crise economique et financière (actions) en conséquence

Aucune banque ne peut faire face à une demande subite de remboursement de tous ses fonds.
En l’occurence, la crise est la conséquence de l’existence de “banques” (société de crédit en fait) spécialisée sur un secteur très risqué (le prêt à des clients non solvables) et de l’existence de contrats autorisant le “remboursement” immédiat des emprunt en cas de défaut (les “CDS”)
La question des fonds propres est là secondaire.
C’est le mécanisme bancaire même (je prête ce que je n’ai pas c-à-d avec des ratios de fonds propres très nettement inférieurs à 1) qui est le problème. Pas que le ratio vaille 1/30, 1/17 ou 1/10

Ou pour être encore plus général, le capitalisme est fondé sur la possibilité de se placer aux marges de ses conditions de fonctionnement stable, et du coup il est intrinsèquement instable.

Je vois mal ce qui empêchera des esprits créatifs de travailler sur le ratio risque/rentabilité pour le minimiser, soit en passant le risque à d’autres (le CDS) soit en prenant des risques forts pour une rentabilité très forte (banque d’investissement à l’américaine)

ça n’empêche pas d’augmenter le ratio des fonds propres des banques
Tout simplement, la prochaine crise passera par un autre canal (effondrement de taux de change, retrait massif de fonds d’un pays, effondrement des prix de futures…)

Etes vous transparent ou bien transparent ?

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D’ici quelques années, on aura le choix entre:

- être transparent

… au sens où l’on publiera beaucoup de choses sur soi, dans de nombreux contextes et que les différentes facettes d’une personnalité deviendront visibles.

On apprendra à être plus tolérant: en dehors du boulot, on aura le droit de publier des photos où l’on se détend, chacun pourra avoir des passions sans passer pour un obsessionnel, la plaisanterie sera admise

Mais aussi à s’auto-censurer: rien de répréhensible moralement, peu de négatif (le minimum), pas trop de politique

Ce n’est pas si facile d’être transparent: il faut être cohérent dans ses actions, rigoureux dans son expression, prudent dans ses sujets, sous peine de se trouver en défaut.
Pris en défaut: une situation pour laquelle la tolérance ne devrait pas augmenter; pourquoi continuerait-on à accorder crédit aux propos de quelqu’un qui dira le contraire le jour suivant ?

- être tranparent

… transparent parce qu’inexistant

Le googling deviendra un reflexe (réflexe: action entreprise avant même de réfléchir)
Ceux qui n’auront pas d’existence sur internet disparaitront petit à petit, à tout le moins de l’économie moderne concurrentielle, celle où l’on est remis en cause en permanence et où l’on recherche sans cesse de nouveaux prestataires, contacts, acheteurs, etc…
Ceux pour qui la tranparence sera insupportable car ils ont des choses à cacher s’y soustrairont. Mais voilà, miracle, ce sera le meilleur moyen de savoir si quelqu’un est honnête: s’il est absent, il y aura préjugé négatif

Si on est optimiste, on peut dire que c’est une bonne chose, le retour de la réputation comme moyen d’établir la confiance, dans un monde de plus en plus incertain, manipulé par les spécialistes de la communication

Si on est pessimiste, on peut penser que les plus habiles arriveront toujours à dissimuler ce qu’ils veulent cacher et que Big Brother deviendra notre compagnon permanent

Belle question de démocratie

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Superbe exposé sur la necessité de repenser le copyright

Un grand moment d’éloquence:

http://fr.readwriteweb.com/2008/11/20/entrevues/readwriteculture-laurence-lessig/

A noter l’argument le plus fort: une loi qui criminalise les enfants corrompt l’idée même de respect de la loi.

Le modèle économique de la musique est condamné à évoluer
En réalité , on ne manque pas d’arguments pour le tuer:

- financier:
L’article de Di Cosmo (merci Serge) me parait bien résumer la réalité: il serait plus efficace de mettre en oeuvre un procédé de licence globale (on le fait bien pour la TV, à travers la redevance et la taxe sur le CA des opérateurs télécoms)

- moral:
Quand un bon tiers de votre population a un comportement “illégal”, c’est peut-être que la “loi” n’est plus adaptée à votre société.

- pragmatique:
A ce jour toutes les mesures pour contourner le piratage se sont avérées inefficaces, et on ne voit pas pourquoi cela changerait (je me répète)

- socio-économique:
Comme dit ici, le format physique est obsolète, et le concept d’album à du plomb dans l’aile, avec l’avènement des flux de titres personnalisés

L’analyse rationnelle devrait donc facilement convaincre, … si il n’y avait pas autre chose.

Derrière tout cette discussion, dans l’inconscient politique et électoral, il y a une remise en cause de concepts comme la propriété, le respect de la loi, le système marchand, le contrôle des artistes “improductifs”, des comportements de la jeunesse…: une véritable boîte de Pandore.
Bien courageux(se) qui se risquera à l’ouvrir.

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