la suite d’apple

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J’avais cet article dans un coin de ma tête depuis un petit mois.

La soudaine annonce de la démission de Steve Jobs, qui à 56 ans abandonne la direction opérationnelle de l’entreprise qui était toute sa vie n’augure rien de bon sur sa santé. Je suis utilisateur de produits Apple depuis 26 ans, et je suis toujours fasciné par ce mélange de passion et de professionnalisme qui a toujours caractérisé cette société sous la direction de Jobs. Steve Jobs a révolutionné deux fois l’informatique, la téléphonie et la musique. Alors ce soir, comme une sorte d’hommage, je voulais finir cet article très vite, sans doute un des derniers que je ferais sur Apple

Apple vient de sortir son nouveau système d’exploitation, Lion. On peut y voir les prémisses de tendances importantes pour l’industrie de l’informatique:

– la souris va disparaître, peut-être plus vite encore que je ne l’imaginais il y a dix-huit mois, remplacée par des trackpads multi-touch (on attend toujours une traduction française) qu’on effleure de ses doigts. Une réussite

– les interfaces utilisateur mobiles (tactiles, sur tablette et smartphone) et PC vont vers une harmonisation. Il me semble que cela participe à la fois d’une synergie de coûts et d’un lock-in de l’utilisateur grand public, qui y trouvera un peu son intérêt par une simplicité accrue, quand l’utilisateur expert risque d’être un peu désorienté.

– cette harmonisation concerne aussi le système d’exploitation avec derrière la révision de la notion même de document et de celle d’application ouverte. Il n’est plus nécessaire de sauver les documents, cela se fait tout seul, et les versions successives sont conservées de façon transparente. On ne devrait plus perdre de document. On revient de loin. Les applis se chargent en mémoire ou se déchargent selon besoin, tout en conservant leur contexte (fenêtres et documents en cours). C’est espère-t-on la fin de ces paniques stupides où il faut tout ranger car quelque chose est en train d’exploser.Ces bénéfices seront disponibles largement…

… si tant est que les applis soient mises à jour par les développeurs. L’incitation est forte: courir ou mourir

– enfin à travers la généralisation du système d’app store, Apple à la fois reproduit le modèle de l’iPhone qui lui a si bien réussi pour générer des revenus supplémentaire tout en rendant le client captif, mais aussi porte un coup au piratage, en se donnant un contrôle plus fort sur ce qui est sur l’ordinateur du client. Enfin dans un premier temps, car celui-là n’est jamais vaincu.

– cela ouvre la voie à des usages en contexte de mobilité, en synchronisation forte sur les données, à travers des applis jumelles, et en s’appuyant sur le cloud, dont j’ai déjà parlé et sur leur nouveau et gigantesque data -center

– enfin pour finir des choix de design contestables avec la disparition d’éléments d’interface des applications pour mettre en valeur le contenu, sans doute dans un souci d’esthétique, mais également de simplification pour le grand public, tout en favorisant la concentration sur ce qui appartient au client, peut-être aussi en réaction à ce monde hyper-connecté et intrusif où nous vivons maintenant avec les réseaux sociaux.

Les bases pour une nouvelle et longue croissance sont bien là. Peut-être moins dans l’innovation mais dans un longue guerre de position. Apple s’attaque maintenant à Microsoft, et le gâteau est large. Espérons que Steve Jobs sera encore là longtemps pour nous en parler et nous faire rêver.

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Apple keynote

Quels sont les points importants de la dernière annonce d’Apple à ses développeurs ?

J’en note cinq:

– Steve Jobs est toujours vivant, et même s’il semble affaibli, souhaitons-lui de le rester longtemps.
– La souris elle va bientôt mourir. En tout cas, elle a disparu sur les portables qui représentent les 3/4 des ventes, au profit de trackpads et de gestes plus fluides que l’on retrouvera bientôt sur les macs de bureau
– Malgré un effort louable pour faire évoluer le système d’exploitation de leurs ordinateurs à travers des nombreuses astuces bien pensées, (j’apprécie particulièrement la gestion des versions de documents, les rendus plein écran, l’accès simplifié aux espaces de travail et la sauvegarde des contextes des applications quand on les quitte) le basculement vers le monde des appareils nomades est maintenant irréversible. Le signe le plus frappant est qu’il est maintenant possible de s’équiper en iPhone ou iPad sans avoir de PC. Cela concerne plus des deux tiers de la population chinoise et un quart de la population française. Vous pouvez maintenant connecter votre vieille mère technophobe à internet.
– On entre vraiment dans l’ère du cloud. Toutes vos données personnelles, carnet d’adresse, rendez-vous, mails, mais aussi documents, livres, photos sont maintenant synchronisées en temps réel, automatiquement entre vos ordinateurs et vos terminaux, même votre télé, à travers l’apple tv. Et celà gratuitement, tant qu’on reste sur des volumes limités. C’est la suite logique de MobileMe, un service bien pratique au quotidien. Plus que dans la sauvegarde ou l’accès ubiquitaire, la valeur est dans la synchronisation transparente pour l’utilisateur. Et comme Jobs le souligne, cela suppose la maitrise de l’OS des devices et de l’écosystème de développement. Seul androïd peut rivaliser. Mais la barre est haute.
– La musique reste le produit d’appel par excellence, et Apple cherche à capitaliser sur son avantage de premier retailer au monde pour continuer à vendre son ecosysteme matériel. La guerre des quatre, Apple, Amazon, Google et Facebook (avec spotify) va faire rage. Apple joue la carte de la qualité en offrant un service qui permet d’upgrader toute sa bibliothèque musicale à 256kbps AAC, un format pratiquement indistinguable de la qualité CD, sous réserve de la mettre dans le nuage, çe qui permet de la rendre disponible sur tous ses devices. Pour 25$ :-). Par an :-(. Une sorte d’entreprise de blanchiment gigantesque des énormes quantités de musique piratée qui résident sur les disques durs du grand public. L’offre est habile, mais suffira-t-elle à convaincre un public qui se détourne de plus en plus vers de la musique streamée à volonté ? En l’état, j’en doute, surtout après le flop du service viral Ping (dont on sait qu’il est dû au désistement à la dernière minute de Facebook). Mais à terme, sûrement, une fois qu’elle sera complétée par une offre de découverte de musique gratuite, qui doit déjà être dans les cartons.

En définitive, Apple a encore prouvé qu’elle était à la pointe de l’innovation technologique et que dans une industrie où les éléphants sentent l’appel du cimetière, elle avait les gènes pour survivre, dusse-t-elle muter sans regarder en arrière.

P.S: l’intégration à Twitter est frappante. Quand on la relie au clash qui a eu lieu avec Facebook, on peut se demander si, de même qu’Apple a choisi d’enterrer Flash, avec une première partie plutôt gagnée, Apple ne parie pas sur l’essoufflement de Facebook. Un pari qui pourrait être gagnant, car si Facebook n’est pas encore mort, des signaux faibles inquiétants apparaissent (à suivre dans un billet ultérieur…)

Apple réinvente le pins !

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Au début des années 80s, les goûts musicaux commençaient à se différencier aidés par la démocratisation des chaines HIfi et l’essor des copies pirates sur cassette. Pour s’affirmer, les plus rebelles mettaient des pins à leur revers de blouson, histoire de bien montrer qu’ils étaient différents de ceux qui écoutaient de la variété.

Ca dura quelques années, jusqu’à ce que finalement, ça ne soit qu’une mode de plus, un conformisme de l’anti-conformisme un peu ringard.

Et voilà que ça revient !

Ce soir Apple présentait son évènement semestriel (« keynote »), où il profite de l’attente créée autour de ses produits pour lancer un buzz qui lui économise bien des investissements publicitaires.

Après les lancements de l’iPhone 4 et de l’iPad, on peut se sentir singulièrement overdosé de la promotion apple, et ce malgré leur réel caractère innovant.

C’est en tout cas mon cas, et j’avoue que je regardais passer les rumeurs avec un certain désintérêt.

J’ai toutefois suivi la keynote, car à chaque fois c’est un cours magistral de marketing, de communication, et de mise en scène.

Et bien, croulant sous les ipods (je ne sais plus vraiment combien j’en ai), j’avoue avoir été accroché par le nouveau nano.

Ce denier a un format carré, avec un clip qui permet de le porter sur ses vêtements, à peu près n’importe où. Il peut servir de montre de radio, de cadres-photo, même de mémo vocal, et bien sûr lecteur de musique, particulièrement pratique pour faire son jogging; bref, un vrai produit de mode, qui se montre et qui fait VIP (marketing viral): on va se l’arracher. (sauf peut-être dans les banlieues où on pourrait se le faire arracher…)

Apple a une fois de plus su se renouveler, après avoir quand même déjà vendu 275 millions d’ipod. On peut être rassuré, la musique reste un potentiel de développement fort pour Apple.

Question mise en scène, les malveillants parlent de champs de distorsion de la réalité, Steve Jobs arrive à faire passer la pilule que l’iPad ne sera pas multitâche avant novembre (à mon avis son principal et gros défaut, et je m’en sers tous les jours), en ajoutant dans la corbeille la possibilité d’imprimer en sans fil. Alors que l’iPhone l’est depuis Juin.

La deuxième grosse nouveauté, c’est le réseau social de musique, un peu comme last.fm ou spotify. Il s’appelle Ping et est bien sûr intégré à iTunes, qui passe en version 10 pour l’occasion (avec un logo affreux d’ailleurs. Depuis deux ans, l’esthétique de l’interface Mac Os X, c’est vraiment pas ça; à croire que les bons sont partis sur l’iPhone )

Il était temps de réagir. Les ventes d’iTunes semblent marquer le pas, en redescendant autour de 10 Millions de morceaux par jour. Car si ça ne représente que 5-6% de son CA, cela a un effet d’entrainement sur les ventes de hardware.

On peut s’écharper longtemps sur la raison de la baisse des ventes, mais il semblerait bien qu’on assiste à une modification des usages, avec un glissement vers le streaming (écoute en flux), c’est-à-dire une remise en cause du modèle de bibliothèque, qui a fait la fortune de l’iPod, et donc d’Apple.

Apple a justement racheté le service de streaming lala.com et l’a fermé le 31 mai dernier, et tout le monde attend la nouvelle offre d’apple. On sait qu’ils ont aussi mis en place une méga-ferme de serveurs pour hégerger des contenus « dans le nuage » mais semble-t-il Apple a préféré créer une communauté forte autour d’iTunes (ils avaient déjà essayé avec les playlists, mais ça n’a pas trop marché), avant de changer leur modèle de base

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Lancer un réseau social lié à du hardware, c’est risqué, car par nature, on n’y trouvera pas tout le monde…

Là où Apple est malin, c’est que ça va permettre au client de suivre les artistes, avec lesquels Apple a quand même des relations privilégiées vu son statut de premier vendeur de musique au monde, et de lui permettre de créer un lien privilégié avec eux, ce qui est exactement ce que souhaite le public aujourd’hui.

J’ai hâte d’essayer cette version, car il faut bien dire qu’à partir d’une certaine taille de discothèque, l’enjeu n°1 c’est bien de découvrir facilement de nouveaux morceaux, et on a qu’une envie, c’est de les partager avec ses proches.

Enfin, troisième nouveauté, bien attendue dans les rumeurs, une refonte de l’apple tv.

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Un peu de recul me paraît intéressant:

L’action d’Apple a été multipliée par environ 80 depuis l’arrivée de Steve Jobs en 1997.

Elle a atteint en juin dernier son plus haut historique

La capitalisation d’Apple est la 2 eme des Etats-Unis, après avoir maintenant dépassé celle de Microsoft.

Steve Jobs n’a jamais dirigé Apple en fonction du cours de bourse, mais celui-ci traduit bien les enjeux.

Après avoir inventé le marché de l’ordinateur familial, révolutionné ceux de la musique et de la téléphonie, Steve Jobs se cherche un nouveau challenge.

L’iPad vise à proposer de nouveaux usages de consommation de divertissement, autour du jeu, du surf internet, de la lecture, et de la vidéo. Parmi ces 4 sujets, le jeu et la vidéo sont les plus gros enjeux.

Pour le jeu, c’est d’une certaine façon déjà en cours, puisque Apple vend maintenant plus de iOS devices que Sony et Nintendo réunis. Et d’ailleurs, l’histoire n’est pas finie pour autant puisque Apple lance ce mois sa communauté sociale autour des scores de jeu, Game Center.

Or pour la vidéo, si on veut pouvoir avoir une expérience fluide, le streaming s’impose. Les tailles de fichier sont trop importantes pour pouvoir attendre le téléchargement sans s’impatienter, en tout cas en HD, c’est-à-dire le format du futur proche, celui qui donne envie d’acheter / louer du contenu.

Et puis, il y a la télé, source de contenu vidéo « frais » bien adapté à une consommation immédiate et rapide, et où les exigences de qualité y sont moins importantes, et plus compatibles avec les difficultés ponctuelles de débit que posent encore le wifi.

Tout ça fait que malgré des débuts peu encourageants, Steve Jobs persiste à vouloir créer de nouveaux usages de consommation de la vidéo à la maison.

La nouvelle version de l’apple TV est effectivement tentante, à 99$, basée principalement sur du streaming, et sur une logique de location avec un accès privilégié à du contenu TV. Et bien sûr en complète compatibilité avec l’iPad qui pourra streamer du contenu vidéo et des photos sur le grand écran plat LCD tout neuf du foyer. Bref, ça réinvente aussi la télécommande. Il n’y a « plus qu’à » approfondir le catalogue de contenu dans les principaux pays, ce qui est lancé, (les films sont maintenant disponibles sur l’Itunes Store france) et les conditions de succès semblent maintenant réunies.

Au total une keynote intéressante, recentrée sur un usage ludique de l’informatique, et dont un des plaisirs est de voir que malgré sa maigreur Steve semble avoir retrouvé toute sa forme.

Developpers, developper, developers….

Qui n’a jamais vu Steve Ballmer hurlant la chemise bavante qu’il avait besoins de developpers, developper, developers… ne peut pas comprendre à quel point ces petits êtres fragiles, moqués dans les soirées mondaines, sont l’oxygène dont a besoin pour vivre un vendeur de système d’exploitation. Si, vraiment.

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C’est tout le pari récent de Steve Jobs sur l’iPhone.

L’iPhone a été lancé comme un 3-en-1: Ipod, Téléphone, Internet. Et c’est tout. Pas d’applications. Du tout.

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On a même crû un instant que seules les web apps seraient autorisées (ces trucs pour enfant accessibles par un navigateur internet).  

Et puis non. L’Application Store a été lancée. Le kit de développement a été distribué gratuitement à des milliers puis dizaines de milliers puis centaines de milliers de développeurs, en quelques mois.

Et la richesse d’application est devenu l’argument de vente majeur. L’Iphone atteint 50 Millions d’unités vendues. Soit 3 à 4 fois les espérances affichées initialement. 180 000 applications sont disponibles, 4 milliards d’applications téléchargées, un succès sans précédent dans l’histoire de l’informatique.

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Mais avec 25% de part de marché sur les smartphones, l’iPhone se retrouve maintenant en situation de leader et doit défendre ses positions face à Androïd, de Google. La bataille étant assez inégale puisque Google a environ 1,5 Md d’utilisateurs et distribue son OS gratuitement. Et Androïd se défend bien, ayant déjà atteint 9% de PdM en février, malgré une experience utilisateur nettement moins bonne mais porté par des prix inférieurs.

Parallèlement la concurrence entre développeurs est tellement forte que les prix sont écrasés (la moitié des applications payantes est à 1$), et qu’il devient difficile pour eux de gagner leur vie. De fait, le revenu moyen généré par appli est d’environ …1500$. Ca paie pas grand chose. C’est heureusement plus pour les applis les plus sérieuses.

Apple joue donc gros.

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C’est pourquoi il a mis le paquet pour les choyer:

– la dernière mouture de l’iPhone Os (4.0) comprend 1500 nouvelles APIs (des morceaux d’appli pré-machées) contre seulement une centaine de nouvelles fonctionnalités pour l’utilisateur final. Avec un soin particulier pour permettre le multi-tâche, c’est-à-dire l’utilisation de plusieurs applis en même temps. Et la limite du nombre maximal d’applis étendu de 180 à 2160

– les applis parasites du style « bouton d’appel de ma soeur » ont été supprimées de l’app Store

– une régie publicitaire est lancée qui va permettre à des développeurs de gagner de l’argent sur des applis gratuites

– les applis développées sur des outils non apple sont interdites; ce qui est une autre façon de dire que seuls les développeurs de l’univers apple, ou qui s’y mettront, pourront profiter du marché iPhone et iPad

– pour les jeux, et donc attaquer le marché des gameboys et ds, un réseau social multi-jeux, disponibles pour tous afin de comparer ses performances et inciter à utiliser de nouveaux jeux

Et il faut bien voir qu’il s’agit bien d’aider les développeurs pour rendre l’ecosystème séduisant (et vendre du hardware), et non pas de tirer des revenus directs de la vente de logiciels: le CA iphone + iPod Touch en cumulé fait autour de 40Md $. A comparer au CA applications, environ 100m$, soit 400 fois moins…

Developpers, developper, developers… à vos claviers.

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iPad nano

Visiblement, je ne suis pas le seul à penser qu’il faut un format intermédiaire entre l’iPad et le nano. Selon certaines rumeurs, on le verra dans moins d’un an.

Le nouvel iPad d’Apple (en vrai)

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Suite de mon article d’il y a 6 mois : fin de la rumeur et bilan des courses.

J’étais pas trop loin:

– 64 Go, 700$ comme attendu en version Wifi. Le 3G pas obligatoire

– sortie pas encore annoncée donc pas loin de la mi-année

– positionnement un peu attappe-tout, mais plutôt loisir, y compris le jeu, avec un accent sur les capacités vidéo

– un côté familial avec le partage des photos, les jeux et YouTube pour les enfants

– option e-book quand même

– un produit qui n’est pas un ordinateur, avec peu de logiciels de base (d’ailleurs c’est l’OS de l’iphone)

– j’avais trouvé le nom 😉

Du côté des surprises:

– elle est plus grande que prévue (9,7″) soit 24x19cm

– elle est …moche, peut-etre pas, mais lourde, avec son epaisseur de 1,34 cm et ses bords noirs énormes

– elle a une autonomie impressionnante (10H)

– elle a un prix d’entrée de gamme massacré à 499$ dans la version 16 Go

En réalité je suis un peu déçu, j’aurais aimé quelque chose de plus joli et plus petit, mais à la réflexion, c’est probablement le meilleur compromis pour faire un marché de masse. Plus petit aurait impliqué un usage plus nomade, et donc du 3G, et donc des coûts de connectivité trop importants

Le fait qu’il y ait 6 options RAM/ 3G est d’ailleurs très révélateur de l’incertitude d’Apple, ou de la segmentation des besoins , encore immatures.

Enfin, à 499$, on a un prix d’appel impressionnant.

Du coup, ça devrait faire de belles ventes quand même…

Le nouvel iPad d’Apple

Une fois n’est pas coutume, on va faire un peu de futurologie.
Apple va sortir mi-2010 une tablette tactile d’environ 8″ d’écran.

Scenario 1:

La cible visée sera assez réduite: des gens qui ont déjà un smartphone et un ordinateur portable et recherchent un outil confortable pour les fois où ils ne veulent pas emmener leur portable

Bien sur ça embarquera les outils de productivité classiques (mail, navigateur, calendrier, carnet d’adresse,..), bref MobileMe, mais aussi de distraction (musique, films).

Problème: s’il faut payer un deuxième abonnement data mobile (en plus de l’iphone) ça risque de faire cher pour beaucoup, même sur cette cible CSP+

Scenario 2:

Apple cherche à refaire le coup de l’iPod mais avec la vidéo. Il crée un catalogue de films digne de ce nom . L’Ipad reste prioritairement destiné à faire du Wifi, par lequel il se recharge en contenu, en passant par la box adsl.

Pour que le nomadisme ait un sens, le terminal peut etre raccordé à la plupart des télés modernes, en filaire (HDMI).

Problème: l’USP (Unique Selling Proposition) est faible, car on ne regarde pas si souvent que ça des films hors de chez soi, et dans les transports en commun, ce n’est ni confortable, ni très prudent

Scénario 3

On copie la stratégie du Kindle.

Vraisemblance faible: c’est une trop petite niche pour Apple, 5 à 10 x moins que l’iPhone et Amazon a une avance de deux ans au moins (sans compter les synergies avec les ventes online). En plus c’est compliqué à gérer (trop de pays avec chacun sa langue et ses auteurs)

Scénario 4

La télécommande universelle: depuis l’accès à sa télé (à travers l’Apple TV), en passant par l’outil de création musicale, la palette de dessin, le contrôle domotique. Une télécommande évoluée car elle permet d’afficher de l’info sur l’outil contrôlé (infos sur le film en cours, chat communautaire, etc…)

A mon avis une bonne piste, mais c’est encore un peu tôt pour en faire un business rentable

Scénario 5

La console de jeu. Cible adultes et enfants. De préférence avec une innovation dans les capteurs de position.

C’est déjà une tendance forte de l’iPhone, plus encore avec l’iPod touch, et ça a toutes les raisons de s’accentuer.

L’écosystème de l’AppStore, qui va assurer à Apple des revenus réguliers sur les logiciels, constituera un petit bonus, mais à la différence des Nintendo et autres, ce n’est pas la vente des logiciels qui représentera la source principale de rentabilité

Scénario 6 (pour mémoire)

Le terminal de communication familial, sur base ichat, permettant de faire de la voip et de la visioconférence à la maison (wifi), avec synchro des carnets d’adresse et des calendriers du foyer

Bof

Conclusion

En fait, un peu de tout à la fois.

Apple a maintenant une telle base de clients qu’il peut se permettre de sortir un terminal non spécialisé, appuyé sur l’écosystème de l’iPhone, l’Appstore, charge aux tiers de proposer des applications plus ou moins niche.

J’ai cependant du mal à croire que ce sera la seule différenciation

Mon pari est qu’il sera orienté fortement sur la vidéo (qualité d’écran, puces graphiques), aussi bien question services de contenu qu’interface utilisateur (pas mal d' »eye candy »), avec une connectivité wifi/bluetooth seulement (mais la possibilité d’utiliser l’iphone comme modem 3G), ainsi qu’un bond en termes de capacité mémoire (>64 Go)

Je ne serais pas surpris qu’il intègre aussi un outil Apple de prise de note manuscrites, même si je reste encore dubitatif sur la reconnaissance d’écriture automatique

Pour autant, ce ne sera pas un concurrent des netbooks, c’est-à-dire un produit positionné pour remplacer un ordinateur portable, plutôt un complément, orienté loisir, et qui à l’usage devrait être une plateforme de référence pour le jeu, bien que ce ne soit pas du tout la culture d’Apple

Etant donné l’absence d’USP, et le prix de détail (700-800$), sans subvention des opérateurs mobiles, les ventes devraient commencer léger, (beaucoup moins que l’iPhone), et susciter pas mal de commentaires mitigés, ce qui n’empêchera pas Apple d’y faire de la marge

Voilà c’était les prévisions de l’été, la semaine prochaine votre horoscope 😉