La suite de l’Ipad

Qu’est-ce que va faire Apple après ?

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C’est la question que se pose beaucoup d’observateurs de cette société somme toute à la pointe des plus grandes révolutions technologiques récentes ( micro-ordinateur, musique portable, smartphone).

Ces derniers ont en effet été déçus par le modèle présenté qui, c’est vrai, ressemble à un iPod Touch en plus grand.

De même que pour l’Iphone, le caractère de rupture du produit est sans doute sous-estimé par les observateurs de première heure (souvent technophiles et non représentatifs) : autant la vitesse et le confort d’usage que le prix sont de nature à permettre une adoption importante.

Pour autant, comme pour l’iPhone 2G, qui a souffert médiatiquement de l’absence de 3G et de GPS, cette version I de l’iPad va évoluer pour dépasser la niche dans laquelle certains croit qu’il va se limiter.

Quelles vont être ces évolutions ?

i. du point de vue hardware:

a) A priori, pas grand chose d’attendu sur l’aspect fonctionnel:

– une version plus mince, mieux designée (sans les bandes noires latérales) avec une définition d’écran plus forte est assez probable.

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– bien sûr avec le temps une augmentation de la puissance du processeur, mais contenue, pour ne pas perdre en autonomie et trop s’échauffer

La rupture la plus forte sera probablement une version plus petite, à laquelle je continue à croire, pour un usage plus mobile, disons dans deux ans.

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L’Ipad est construit sur une nouvelle architecture hardware, ce qui prend du temps a réalisé. Il a du être conçu avant mi-2008, à un moment où l’App Store n’était même pas lancée et son succès non garanti (lancée en juillet 2008 avec 500 applications, 135 000 aujourd’hui). Le succès de l’Iphone n’était pas non plus aussi éclatant, il avait été vendu à moins de 5 M d’exemplaire (42 M aujourd’hui); à ce moment le facteur de forme actuel a été jugé le plus pertinent.

En effet la version actuelle vise un usage essentiellement domestique et un peu collectif: l’accent a été mis sur le partage des photos, sur un écran qu’on peut visualiser à plusieurs sous un angle très large. Apple s’est même senti obligé de réaliser une housse accessoire, ce qu’il ne fait jamais, pour permettre un usage en présentation

Un usage plus nomade et plus personnel requiert une taille plus limitée pour pouvoir l’emmener dans une grosse poche, un peu comme un gros livre.

Les ordinateurs portables d’Apple sont déclinés en 3 facteurs de forme (13/15/17″) alors qu’apple en a vendu 2 M ce trimestre. (contre 8,7M à l’iPhone). Gene Munster de Piper Jaffray, qui se trompe assez peu, prévoit 8M d’iPad en 2011. De quoi faire une gamme

En appliquant la définition actuelle de l’écran iPhone (163 ppp) (plus 20%) et en rétrécissant les bandes latérales (20% aujourd’hui), on peut gagner environ 30% en dimension, sans perdre en résolution d’affichage.

Enfin, un tel modèle, nomade par nature, devrait plutôt avoir un modem 3G de série (sans être nécessairement lié à une souscription obligatoire). La baisse des coûts sur les modems 3G aidant, cela devrait être possible. Cela pourrait convaincre les gens qui n’utilisent absolument pas leur téléphone en data d’avoir une deuxième souscription mobile data only.

On a un marché, une faisabilité technologique: je pense qu’il y aura un produit.

b) Quoi d’autre sur le hardware ?

On devrait avoir fait le tour :

– La webcam parait improbable, on voit le flop sur les micro portables, où pourtant elle fait plus de sens.

– L’appareil photo est incongru à cette taille.

– Les capacités vocales (micro et haut-parleur) sont déjà là et on va certainement en reparler d’ailleurs, associées à une oreillette Bluetooth.

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– Le GPS, les accéleromètres, la boussole sont dejà présents aussi, le 3G disponible en option.

– La grosse rupture viendra de l’e-paper, qui permet de faire des autonomies de l’ordre du mois et des écrans fins et flexibles. Mais un écran capable d’afficher de la couleur et de la vidéo de qualité, ce n’est pas dans un avenir proche

Ce n’est donc pas du coté hardware qu’on doit s’attendre à de gros bouleversements: des améliorations incrémentales de performances, oui, des baisses de prix peut être (mais on est parti très bas), une gamme plus petite, j’y crois, mais pas grand chose d’autre à l’horizon.

Ceci dit, ce n’est pas parce que c’est incrémental et peu remarqué par le grand public que ce n’est pas différenciant. Apple a construit son positionnement par une parfaite maitrise de l’innovation hardware qui lui a permis de faire des machines plus performantes que ses concurrents. Avec l’Ipad comme avec l’iPhone, ils ont 2 à 3 ans d’avance.

ii. du point de vue software

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a) Le jeu des possibles est beaucoup plus ouvert, et les opportunités de progrès plus nettes:

– le plus attendu est le multi-tâche qui devrait arriver avant la fin d’année. Il permettra de multiplier les usages en diminuant les temps de lancement des applications et en ouvrant la voie au traitement des notifications en tache de fond (par exemple pour télécharger sa liste d’articles personnalisée)

– la gestion des fichiers est la priorité suivante sur la liste: il va falloir apprendre à gérer toutes ces données qu’on peut emporter avec soi. La solution n’est pas évidente et il n’est pas sûr qu’Apple la trouve rapidement. Il faut construire un mix entre les classements hiérarchiques traditionnels et la recherche sur le contenu, en attendant que les classements par mots-clé (tags) trouvent leur implémentation; il faudra probablement au moins deux itérations et la solution actuellement retenue (classement dans l’appli) ne satisfera pas longtemps les utilisateurs professionels

– la gestion des fichiers est lié à la question de la synchronisation avec les données sur l’ordinateur de bureau, et le cloud. Là se trouve peut-être la raison de l’achat massif de fermes de serveurs qu’à fait Apple l’an dernier. Il y a beaucoup à faire, même si Mobile Me marche plutôt bien, pour en faire un outil fluide et largement utilisé. Un tel scénario n’est pas sans déplaire aux opérateurs telcos car il rendraient nécessaires une connectivité data permanente. Un système bien pensé donnant accès à son ordinateur de bureau permettrait de contrer le dilemme de tout nomade: « ai-je bien avec moi tout ce dont j’ai besoin ? »

b) Au-delà de ces évolutions nécessaires sur le système d’exploitation, on peut espérer de nouvelles applications

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– un vidéo-store digne de ce nom: l’iTunes store est encore un peu vide; c’est une source de revenus qui finira par atteindre le milliard de $

– un torrent d’applications: création musicale, dessin, prise de notes, outils de saisie professionnels divers, presse interactive, BDs, … et bien sûr jeux (20% des applis de l’iPhone); un torrent d’autant plus rentable qu’il n’est pas peer-to-peer celui-là, et que les applications pourront être vendues plus chères grâce à la taille de l’écran. Des applications qui s’appuient sur un catalogue existant de 140 000 applis iPhone, disponibles à prix coutant, sans frais de distribution physique, de packaging, de gestion de stock, ni même de marketing. Il suffit d’améliorer 1% d’entre elles et de les adapter à l’ipad pour avoir une barrière à l’entrée énorme pour n’importe quelle tablette concurrente

– une télécommande du foyer: Apple cherche toujours à imposer son modèle de distribution de contenus et a besoin d’avoir accès à la télé (le plus grand et confortable écran du foyer). Le maillon faible est aujourd’hui la télécommande qui ne permet pas d’accéder à la richesse du contenu. Or les années passant on se rend compte qu’il faut 3 éléments distincts: la source de contenu, l’écran du salon et la commande dans les mains, incluant un interface visuelle, pour commander depuis le canapé; toutes les autres solutions sont vouées à rester des buzz marketing. Le principal frein (le prix de la télécommande) saute quand le hardware est déjà financé pour d’autres usages. Reste à gérer la cohérence de l’expérience utilisateur et l’accès aux sources, des domaines où Apple est reconnue. L’appli existe d’ailleurs déjà dans sa version iPhone (Remote) et était une des premières téléchargées à l’ouverture de l’App Store.On devrait voir ressortir des plans pour un media center apple, là ou l’AppleTV a échoué, maintenant que toutes les pièces du puzzle sont là (iPad, MacMini, TV connectée, présentées au CES de 2009)

– et dans le domaine de la télécommunication ? On a beaucoup parlé de visiophonie et il semblerait même que l’OS de l’iPad en contienne des traces. Apple a fait pas mal d’effort de ce côté à avec iChat sur sa ligne d’ordinateurs. Il semblerait que les usages ne soient pas au rendez-vous. Peut-être reessaieront-ils sur un futur iPad, j’y crois peu, le facteur de forme s’y prête mal, ou alors pour créer du buzz; mais l’usage ne prendra pas. Reste la voix unifiée (liée à l’instant messaging). Il me parait clair qu’il y aura des applications et un petit noyau de fervents utilisateurs. La techno est maintenant stabilisée.

iii. de nouveaux business models

Il reste un terrain vierge à explorer, celui des business models201002020100.jpg

Le modèle de l’iPhone est simpliste: l’appli est vendue quelques euros et Apple prend 30% en contrepartie de ses efforts de mise en avant, de distribution, de validation et de la prise en charge de la facturation.

Ce modèle est satisfaisant pour des développeurs indépendants, mais pas pour des sociétés qui veulent lancer des projets plus complexes. Ni pour des éditeurs de contenu.

Sur l’iPad on va vendre plus cher, mais ce n’est pas seulement ça.

On pourrait voir fleurir des innovations de tout ordre, mais comme Apple aime bien contrôler l’expérience uilisateur et aime la simplicité, on devrait se limiter à quelques modèles additionnels de base, poussé par des tierces parties:

– le logiciel est offert et permet d’accéder à du hardware (en bluetooth ou wifi) qui est payant

– on peut acheter un contenu qui est facturé par Apple à l’acte (c’est le cas du Book Store) ou par ailleurs sous réserve d’abonnement

– de la publicité (il y a de l’espace); d’aileurs Apple vient de racheter une régie

– la subvention de l’iPad contre l’abonnement au contenu

– des ventes croisées iPhone/iPad avec plan de communication; l’un servant de modem à l’autre.

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Cela fait déjà beaucoup à imaginer et on peut penser que ce produit va continuer à occuper l’attention

des investisseurs,

des développeurs,

des journalistes

et des consommateurs

tout au long de 2010 et 2011, en attendant le prochain produit magique….

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16 commentaires

  1. J’ai lu avec beaucoup d’attention ton analyse. Il manque à mon avis une info importante, dont on a peu parlé : la présence d’une suite logicielle du bureautique sur l’Ipad. J’y vois une évolution prochaine du concept de terminal portable et surtout la fin du couple souris/clavier, une nouvelle forme d’interface homme/machine qui ouvre l’accès à l’informatique à de nouvelles populations (comme les réfractaires à l’informatique aujourd’hui).

    • Je suis d’accord avec ta prédiction d’une fin prochaine de la souris (voir mon rayon nostradamus).
      D’ailleurs la magic mouse est un premier pas réussi avec son dos tactile (même si Apple n’a pas encore sorti les gestes de base, il faut prendre des logiciels tiers, comme BetterTouchTool). Il y a des essais avec des webcams, mais pas encore satisfaisant. La prochaine étape est probablement un trackpad a5.
      Comme souvent aussi, le nouveau s’ajoute à l’ancien, et donc la tablette ne rend pas obsolète le reste. Cependant, quand on voit la vitesse avec laquelle les netbooks sont apparus malgré leurs défauts innombrables, je pense que les tablettes devraient faire une percée importante.
      Je n’ai pas parlé des réfractaires à l’informatique parce que pour l’instant, il faut iTunes+un micro pour mettre à jour, synchroniser les fichiers.
      Il n’existe pas non plus vraiment d’accès adsl+wifi qu’on puisse installer sans micro. L’écosystème n’est pas là.
      On manque encore de recul pour savoir si on peut se passer de ça et tout faire en 3G (et puis ça coûte cher)
      Sur le fond, je suis quand même d’accord. Je crois même me souvenir d’avoir argumenté dans un univers commun à nous deux qu’on ne percerait chez les seniors qu’avec un produit positionné « moderne » et je pensais à une tablette tactile (plutôt 8″). Mais le diable est dans les détails, et ça peut mettre 5 à 10 ans avant de se faire.
      Concernant la suite logicielle, je pense que c’est un ballon d’essai de Jobs, d’une part pour permettre des usages professionnels qui garantiront un socle de client minimal (c’est d’ailleurs pour ça qu’elles sont payantes) et éviteront le flop de l’Apple TV, d’autre part, comme tu le dis, pour tester un autre paradigme grand public.
      Il ne faut pas oublier non plus que les professionnels usent et abusent des raccourcis clavier, qui leur permettent de gagner en productivité: difficile de les faire changer et difficile d’avoir la même efficacité avec un écran tactile.
      Et puis aussi, avant de jeter mon portable, j’attends quand même de voir si ce fameux revêtement « anti-traces de doigts » est efficace…

      • Je suis d’accord avec cet article (sans reprendre la prévision de 8M d’unités – 2M seraient déjà un beau succès amha – plus, c’est certainement possible mais sous réserve de l’émergence de nouveaux usages / nouvelles applis).

        Nous discutions donc il y a quelques semaines de la bureautique … si je ne peux pas retoucher mon PPT en clientèle, le tableau Excel qu’on m’envoie du boulot, etc., je ne peux pas me passer de mon (mac) portable, et ayant aussi mon iPhone, je ne vais pas trimbaler une 3ème machine en déplacement.

        A la réflexion, 99% de ces usages nomades de la bureautique sont très modestes, tout à fait compatibles avec des logiciels type « iWork customisé ». La plupart des PPT sont de bêtes listes de puces, la plupart des XLS de bêtes tableaux d’additions en colonnes, la plupart des DOC des bêtes textes sans feuille de style.

        Une large diffusion de l’iPad permettrait à Apple d’inverser le raisonnement : pour vos usages bureautiques, passez vous d’Office et préférez iWord, ça permettra à tout votre réseau professionnel de lire et exploiter les documents 24/24 7/7…

        C’est vrai qu’il faudrait aller au-delà de 2 millions d’unités.

      • Eh ben … j’avais écrit « Je suis d’accord avec cet article (sans reprendre la prévision de 8M d’unités – 2M seraient déjà un beau succès amha – plus, c’est certainement possible mais sous réserve de l’émergence de nouveaux usages / nouvelles applis). »

        Nous sommes à 2 M et certainement en route vers les « 8 M en 2011 » comme la prévoyait la source indiquée dans le billet. Au temps !…

  2. C’est amusant de spéculer sur le futur d’un produit tout juste annoncé et pas encore sorti !

    Un regard différent, complémentaire, et en anglais pour nourrir la conversation : http://bit.ly/9t1M6R

    • Bah , pour l’instant, ça ne m’a pas trop mal réussi 😉
      J’ai bien vu ton article et je suis d’ailleurs d’accord avec l’essentiel.
      Je vais voir si je trouve un petit truc que je pourrais discuter…

      • Enfin dernière remarque à propos de Apple, c’est quand même bizarre le refus d’intégrer le bluray dans ses machines, malgré un marché qui démarre, cf les dernières statistiques de GFK, en Europe et aux Etats-Unis. Pour protéger le store, bien sûr mais quand même, l’offre HD est tellement pauvre dans cette dernière que pour alimenter les écrans HD des foyers, il ne reste que ….. le piratage ou un lecteur BD de salon. Gasp !!

  3. Bel article, fouillé, bravo !

    L’iPad a déçu une partie du public et des geeks qui s’attendaient à une « révolution ». Or, de breakthrough techno, il n’y en a pas eu. Et alors ?

    Je suis pour ma part convaincu que, malgré les lacunes de l’appareil (tant hardware que côté contenu dispo) :

    1) Le « format » est adéquat : il y a un vrai besoin pour surfer et lire sur quelque chose qui ne soit ni un portable ni un smartphone, mais avec le format d’un livre.

    2) Il offre dèja beaucoup, ne serait-ce qu’avec ses 140,000 Apps et l’accès au web de façon confortable.

    Il va démarrer doucement en 2010 (quelques millions quand même seront vendus), accélèrera en 2011 et explosera en 2012…

    • Oui, comme pour l’iPod et l’iPhone.
      Cela s’appuiera sur un élément déclencheur qui frappe le grand public, même si ça ne correspond pas réellement aux usages

      Pour l’iPod ça a été l’iTunes Store, dont tout le monde à parlé, (et la pub). Pour l’iPhone, le 3G/GPS.

      Pour l’iPad, la notoriété est déjà là , donc je pense que pour que ça accélère, il faudra une amélioration fonctionnelle, par ex. une vraie vidéo store avec un contenu profond, qu’on devrait avoir en 2011. Le multi-tâche devrait faire aussi beaucoup pour rendre le buzz plus favorable.

  4. Bonjour,
    j’ai lu aussi avec intérêt ton article, je suis d’accord avec la plus part de tes concept, mais à mon avis les evolutions de l’iPad vont se faire en parallèle sur deux branches: une branche classique iPad (comme actuellement sans trop d’ameliorations) et une branche future (iPad Pro).
    N’oublions pas que l’iPad est sensé etre un ordinateur, et il peut donc respecter la nomenclature de nommage utilisée pour les autre ordinateurs de la marque.

    D’ailleurs j’ai aussi écrit un article sur l’iPad, ou je soulève une autre question ou je voudrait connaitre votre avis:
    Pour moi la force de l’iPhone, a été le nombre étonnant d’applications développées qui ont donnée une vrai valeur ajoutée au produit. Or les developpeurs ayant rempli l’appStore sont les memes à pointer en ce momment du doigt l’iPad (a cause de tous ses « defauts »)
    Voudrons t’il donc encore developper des aplications pour ce nouveau format, qui est plutot grand publique et donc, qui ne leur est pas destiné, qui ne les interesse pas, et qu’il n’iront surement pas acheter, faut d’interet?

    ps: lien vers mon article http://developpeurweb.wordpress.com/2010/02/07/ipad-pourquoi-peut-il-revolutionner-le-monde/

    • Les développeurs y viendront si on peut y faire des choses sympathiques et s’il y a de l’argent à gagner.
      Je pense que les deux conditions sont réunies: avec un écran plus grand on peut faire des choses plus compliquées et vendre l’appli plus chère

      • mais monsieur et madame tout le monde (qui est donc le public visé par cette tablette) va-t-il être un gros consommateurs d’appli? ou s’arrêtera-t-il ni plus ni moins aux fonctionnalités de base offertes par l’iPad?
        je vois mal mes parents télécharger une appli simulant la « radiographie de la main » ou « les sous vêtements des gens ».

        d’ailleurs je suis pas sur qu’il y aura autant d’argent a gagner pour les développeurs indépendant car il faudra se pencher sur des appli qui auront un réel usage pour les utilisateurs lambda pour etre adoptées, surement plus plus abouties techniquement, et donc plus cheres à produire, donc moins de marge.

        je pense d’ailleurs qu’il y aura contrairement a l’iPhone plus de « sociétés qui veulent lancer des projets plus complexes » et moins de « développeurs indépendants »

  5. @ syrhoo

    Oui c’est probable qu’il y ait moins de développeurs indépendants, et que les gens achètent moins d’applis que sur l’iPhone. Quand on est chez soi il y a moins de besoins.

    Pour autant, il y a toute la catégorie des jeux et un peu d’applis créatives (dessin, musique) qui devraient bien se vendre. Et la killer app sera le carnet de notes, à la notebook

  6. Lire le blog en entier, pretty good

  7. Sur les utilisations professionnelles, une interview de développeur enthousiaste sur macg (mais le contenu de l’interview n’est pas bien riche tout de même)

    http://www.igeneration.fr/ipad/interview-l-ipad-vu-par-un-developpeur-independant-10863

  8. @Frédéric

    Moi qui en ai maintenant un, je peux t’assurer que c’est un très beau produit.

    Je m’aperçois aussi que la taille fait vraiment la différence, et du coup, je suis moins certain qu’il y aura une version intermédiaire à courte échéance: en pratique, les développeurs son obligés de développer une deuxième version de leurs applications, qu’ils vendent d’ailleurs bien plus chère, et je les vois mal en développer une 3eme


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