Un grand moment d’éloquence:
http://fr.readwriteweb.com/2008/11/20/entrevues/readwriteculture-laurence-lessig/
A noter l’argument le plus fort: une loi qui criminalise les enfants corrompt l’idée même de respect de la loi.
Le modèle économique de la musique est condamné à évoluer
En réalité , on ne manque pas d’arguments pour le tuer:
- financier:
L’article de Di Cosmo (merci Serge) me parait bien résumer la réalité: il serait plus efficace de mettre en oeuvre un procédé de licence globale (on le fait bien pour la TV, à travers la redevance et la taxe sur le CA des opérateurs télécoms)
- moral:
Quand un bon tiers de votre population a un comportement “illégal”, c’est peut-être que la “loi” n’est plus adaptée à votre société.
- pragmatique:
A ce jour toutes les mesures pour contourner le piratage se sont avérées inefficaces, et on ne voit pas pourquoi cela changerait (je me répète)
- socio-économique:
Comme dit ici, le format physique est obsolète, et le concept d’album à du plomb dans l’aile, avec l’avènement des flux de titres personnalisés
L’analyse rationnelle devrait donc facilement convaincre, … si il n’y avait pas autre chose.
Derrière tout cette discussion, dans l’inconscient politique et électoral, il y a une remise en cause de concepts comme la propriété, le respect de la loi, le système marchand, le contrôle des artistes “improductifs”, des comportements de la jeunesse…: une véritable boîte de Pandore.
Bien courageux(se) qui se risquera à l’ouvrir.
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